Dimanche, Octobre 07, 2007

LES CHRONIQUES DU VENDREDI DE PHILIPPE MEYNIER

LA LIBERTE DE L'HISTOIRE

Il est plus facile de "prédire" le passé que l'avenir. J'entends "prédire" au sens de mettre en théorie, en une suite logique, une série d'évènements; même pour le passé ce n'est pas si facile. On y arrive cependant et bien des systèmes expliquent la suite des évènements de l'Histoire des hommes jusqu'à leur publication. Chacun se construit sa petite histoire personnelle  qui explique pour lui seul ce qu'il fut et ce qu'il croit être. L'enfance, l'adolescence le début de la maturité se mettent en ordre pour un homme qui se justifie à ses propres yeux.

Mais il ne faut pas laisser dormir ces belles théories en quelque armoire close ou au fond de la mémoire. Si on ne les a retouchées et qu'on les reprenne des années après, on s'aperçoit qu'elles ont tout expliqué de ce qui les précédait, mais rien de ce qui les a suivies. Comme s'il y avait une liberté de chacun et de tous, une trop grande diversité de chemins à compter de chaque point; avoir pris l'un d'eux pour un temps, ne nous oblige pas à le continuer. A y regarder de près, ceci est assez réconfortant. Notre destin personnel ou collectif contient encore plus de possibles que nous ne pouvons en imaginer. Les faiseurs de système ne prédisent que la nostalgie de leur propre passé habillé de mots nouveaux.

L'imagination de l'Histoire totale, comme l'imagination de l'histoire de chacun, sont encore infiniment plus grandes que notre imagination personnelle. L'inconnu qui nous attend justifie toute crainte, toute espérance et d'abord toute curiosité...Heureusement. (retranscription Sibylle SASSI)

Posted by Sibylle at 22:52:59 | Permanent Link | Comments (0) |
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