Vendredi, Septembre 21, 2007

LES CHRONIQUES DU VENDREDI DE PHILIPPE MEYNIER

LA LOGIQUE OU LA VIOLENCE

Les idéologies qui s'affrontent autour de nous sont affirmées de façon d'autant plus péremptoire et violente que leurs fidèles pensent moins à nous les présenter comme déduites d'arguments raisonnables ou soutenus par des preuves claires et précises. Si, en fait et en droit, l'homme est maitre de la nature, y compris de son corps et de son esprit,  s'il crée seul par sa volonté l'ordre de ce monde, comment pourrions nous exiger qu'il justifie cette volonté ou ces choix? L'homme qui se veut libre ne saurait voir limiter sa liberté par l'obligation de prouver. S'il a le droit de ne point se soumettre, comment pourrait-on justifier sa soumission à la logique?

Ce n'est pas par hasard ou par erreur que trop de nos "penseurs", nous libérant des préjugés, veulent en même temps nous libérer du souci de la preuve et avant elle, du doute. C'est par une dernière soumission à la logique qu'ils abrogent : libre à l'égard de la foi de ses ancêtres, de la société et de la nature, l'homme ne peut être soumis à rien et même pas à une méthode de recherche et de connaissance. Il ne doit point chercher à connaitre : il doit vouloir et agir comme un créateur souverain et originaire.

Ces thèses ne sont point fantaisistes ni faciles à rejeter. Elles sont le fondement même de la pensée de trop d'entre nous. Les voici maintenant, ayant rejeté ce qui seul peut unir les esprits, le doute, la logique et la preuve, qui n'ont plus entre eux et à notre égard que des rapports de force et de violence.

"Entre les hommes, il n'existe que deux relations : la logique ou la guerre...Si l'on refuse de vous donner des preuves, souvenez-vous que vous êtes attaqué et que l'on va vous faire obéir par tous les moyens..."Paul Valéry

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Jeudi, Septembre 20, 2007

WHO'NEXT : PRINTEMPS ETE 2008

WHO’S NEXT  PRINTEMPS-ETE 2008 : FASHION GOES ON !

 

La rentrée et déjà il faut étudier la mode de l’été prochain. Maxi cabas à l’épaule et bottes cavalières aux genoux, je m’enfourne comme tous les 6 mois dans cette gigantesque usine des tendances prête à me régurgiter complaisamment les dernières créations dont aucun de nous ne saurait plus ses passer. 12h30 : sous le regard habituellement haineux d’un stock d’attachées de presse ou se proclamant telles, j’arrache un siège libre devant le podium dégoulinant de lumière du show. Revue de mode des 70’s à aujourd’hui menée par un fantastique condensé du Rocky Horror Picture Show revu façon 5ème élément qui se déjante sur les sons disco-funk de la Tecktonik; perruques afro, paillettes et talons aiguilles entraînent dans la sensualité et le glamour des silhouettes multicolores, gaies et fluides mélangeant sans complexe aucun couleurs flashy ou plus graphiques, style disco ou hip hop, polos british ou tendances ethniques accessoirisés à mort de gants, lunettes, ou talons extravagants qui feront comme toujours de notre élégance estivale une inestimable protection.

Les Jeans encore et toujours, tous usés pour une allure vintage, encore  slims (adieu les skinny) mais de plus en plus de tailles haute et jambes larges : Phard, Koyo jeans, Blue Cult, Acquaverde, Youdally ou Ernest (mieux vaut alors avoir le ventre de Madonna que celui du regretté mais gros Pavarotti) côtoient des tonnes de tee-shirt glamour et strass, pailletés à l’excès ou aux imprimés souvent 60’s (Kate&Jack et ses tee-shirts Marylin, Blackpearl avec bulldog et trèfles à 4 feuilles, Hello Kitty, Van Dutch dont on évitera définitivement les baskets glitter  mais dont on adore les ruineux tee-shirts siglés Ed Hardy, Lili la Tigresse, Philip Plein, Free for Humanity, Snob, Touch Luxe, Aston’s Master Vintage, Kaporal) donnant tous dans un bling-bling foudroyant.

Pas moins discret et, passé 15 ans encore plus dur à porter, le fluo flashy perdure jusqu’à l’été par petites touches ou pièces entières (Elle, Mellow Yellow et ses sandalettes, Lazy Oaf. J’aimerais vraiment me mettre un masque de Smiley jaune fluo sur la figure en écoutant Eminem et obliger ces foutus créateurs à porter ça pendant 15 jours !) Mention spéciale pour Crocs dont les immondes sabots parfaitement inutiles ont parasité notre été et qui semble pourtant enclin à faire du mauvais goût sa référence de base ! Couleurs multicolores toujours en force dans les collections des chausseurs sport (Keds, Springcourt, Converse, Superga,  Gola et son infinité de sacs, Air Force One) et coup de cœur pour les mocassins en peau et les bottes indiennes de Minnetonka dont la vue me transforme malgré moi en acheteuse compulsive ultra wild !

Plus tard. J’échoue, telle une sirène à Copenhague, sur le stand ultra clinquant de Victoria’Couture. Affluence record, la malicieuse chatte Kitty se retrouve sur les maillots, pulls en cachemire et multiples accessoires plus ou moins clinquants auxquels elle nous a désormais habitués. Mais, le buffet est abondant et, vautrée dans le cachemire, je consulte religieusement le catalogue le temps de me bourrer de canapés et de descendre trois petites coupes !

15h : je dodeline, la chaleur m’écrase (serais-je défoncée ?). J’ai le cœur à la dérive et je dirige mes pas hésitants vers les basiques, les « tons macarons », toutes ces »petites » marques créatives qui offrent matières et coupes soignées à des prix abordables et qui nous boboïseront cet été. Bellerose et Filippa K proposent de petits costumes gris (le gris devenu le « nouveau noir ») bien ajustés et des cardigan de coton aux manches bouffantes allant à ravir sous les paletots de cuir fauve au col arrondi et manches ¾ de Hampton Bays. Des Petits Hauts de jersey gris ou beiges aux formes fluides iront sous les cachemires élégants (Les Petites), les robes sont féminines et pour toutes les occasions, tantôt casual chic, tantôt baby doll chez Sandro, Bérénice, Blancs Manteaux, Bel Air, Ba&sh, American Retro, Lil pour l’autre, Iro ou Swildens.

 

17h : Je me dirige vers la sortie, écrasée sous le poids de 13 kg de catalogues, 7 sacs publicitaires, 1 éventail espagnol (Desigual), 5 cordons à portable ou clé, 4 tee-shirts (dont 3 Chevignon, j’ai refait 3 fois le tour du stand), 9 porte-clés, 32 auto-collants et une paire de bas bizarrement offerte par un japonais ambigu auquel j’étais prête à claquer le beignet. J’ai eu quelques coups de cœur, j’ai dansé sur de la tektonik, j’ai un peu perdu le contrôle, j’ai vu les clients et leur œil bovin, j’ai définitivement renoncé au lifting, j’ai vu la mode premium, la mode conceptuelle, les marques féminines qui montent et le streetwear funky, je rentre éperdue. Sibylle SASSI

Mes coups de cœur du Salon :

-         Josephine&Co pour ses silhouettes cavalières chics, bottes très hautes et chemises éclatantes sous des vestes strictes

-         Urbahia pour ses délicieux petits impers en coton ou vinyl multicolores

-         Maison Fabre pour ses gants « absolutely fabulous » (au Bon Marché)

-         Vicomte Arthur : allure sportive et qualité irréprochable pour un nouveau venu dans l’univers du luxe

-         Le Qee, petit personnage mythique, en vente chez Artoyz

 

Posted by Sibylle at 16:56:43 | Permanent Link | Comments (0) |

RUGBY !

Rien à faire, à moins d’être sourd, aveugle et muet il est impossible d’y échapper. Du 7 septembre au 20 octobre, le Rugby devient centre du monde et même si Tony Marsh prédit déjà le Bouclier de Brennus au XV de France, l’atmosphère sera en surchauffe, les matchs hallucinants et la bringue de folie. 30 joueurs français de 113 kg en moyenne pour presque 2m dont l’emblématique troisième ligne Sébastien Chabal, plus proche de l’homme des cavernes titanesque que du copain de bureau, la fureur des All Blacks et sa danse rituelle maorie du Haka, plus de 2 millions de tickets vendus et 400 000 supporters attendus, la France entière se met à l’heure de l’ovalie et donc, nous aussi.

Evidemment les règles restent un peu obscures pour la plupart d’entre nous : piliers, talonneurs, ouvreurs, demi de mêlée ou demi d’ouverture, seul l’initié comprend, mais finalement on s’en fout, nous, tout ce qu’on sait c’est qu’on regarde les Dieux du Stade, des hommes devenus icônes tant des calendriers que de la haute couture, tout en muscles, combativité, et fair play et qu’on va s’en inspirer pour un  fashion parcours transformé !

J-2 : Direction Colette qui propose en exclusivité jusqu’au 15 septembre la collection Rugby de Ralph Lauren. Introuvable ailleurs qu’aux Etats-Unis, la collection reprend un style high school vintage avec des polos rayés (89€), des chemises oxford, des vestes en tweed (99€) et des vestes en coton gansées (489€) dans le plus pur style anglais. Ballons siglés Colette (50€, les plus riches en trouveront même un chez Chanel, Karl se laisse peut-être un peu aller), écussons et écharpes en laine complètent une collection rassemblée autour d’un vieux baby-foot dont l’usage intensif fait par les vendeurs  laisse rêver quant à l’application des 35 h.

Chez Polo Jeans Company, les polos manches longues avec écusson rebrodés au fil d’or (135€) sont somptueux, chez Coast+Weber+Ahaus, la veste british se pare de rayures tennis chocolat (685€) tandis que chez Gant, la collection aux racines100% américaine remet au goût du jour blazer club, pull à cotes écussonés et polos en laine rayés (177€) dignes des meilleures équipes universitaires

Jour J : France-Argentine : affalés dans le salon, les 12 amateurs de rugby qui se sont invités décapsulent la première canette après une imitation plus ou moins heureuse d’une haka aux relents plus sud-ouest que néo-zélandaise. Les dés sont jetés, il faut tenir les 80 mn règlementaires. Je suis prête. Robe polo rose fushia ( LA couleur de l’hiver) et sweat assorti (Puma 59€), baskets Adidas à bandes roses (modèle Midiru W Suede 75€ sur Sarenza.com), je distribue joyeusement les maillots du XV de France (aux fans de Raphaël Ibanez et de Frédéric Michalak), d’Angleterre (Nike 75€), d’Argentine et de Nouvelle-Zélande (Adidas 65€ : les partisans des All Blacks déclarent préférer un suicide collectif à l’idée de mettre un autre maillot pour la soirée même si l’équipe ne joue pas ce soir !). J’ai même prévu un lot d’écharpes FFR (Nike 15€) et des mini-ballons roses (Eden Park 29€) pour égayer la soirée. Les hommes hurlent, je distingue des mots inconnus, les « cravate » succèdent aux « en-avant », un « ballon propre » suit un « nettoyage » et un « ballon  mort », un « gros » se retrouve dans un « maul », Clément Poitrenaud, arrière de folie, se fait acclamer tandis que Juan Martin Hernandez joue du coup de pied comme si sa vie en dépendait. Je sers mon cassoulet languedocien au confit arrosé d’un Cabernet Sauvignon fruité (Comtesse du Barry 11,90€ et 4,90€), on m’acclame en prenant l’accent méridional, plus que 10 mn de jeu, la France se transcende et mouille le maillot, j’enfile mon rugby d’homme rayé tricolore spécial World Cup 2007 au logo officiel IRB (Eden Park 110€) et ma jupette orange fluo genre bombe thermo-nucléaire (Adidas 45€), et je sors. Je rejoins, seule,  le « quartier de la soif » redécoré par Nike, la tribu de mes supporters est là, je me jette dans la mêlée, le combat sera fatal, 9 à 5, d’ici minuit, je le parie, l’essai sera transformé. Sibylle SASSI

Cette semaine :

 

- Ouverture du Nikewomen store, 36 rue de Passy 75016, 120m2 dédiés au sport au féminin

- 7 septembre : sitcom Coq Sportif  « Rugby or not to be » sur la toile avec Frédéric Michalak, Sergio Parisse et Jean-Pierre Rives

- Expo « La mêlée des cultures » Quai Branly, à la découverte des 20 nations concurrentes (jusqu’au 20 octobre)

- Découvrir les nouveaux produits de soin français et artisanaux « Au Bonheur des Hommes » ainsi que la gamme « Les Dieux du Stade »

- Se précipiter chez André qui sort une mini collection crée par Michel Vivien : 4 modèles (ballerines en veau velours 125€)

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Posted by Sibylle at 16:51:59 | Permanent Link | Comments (0) |