Thursday, May 31, 2007

LES CHRONIQUES DU VENDREDI DE PHILIPPE MEYNIER

LE FORT ET LE FAIBLE

Si l’on protège les faibles et qu’ils l’emportent, les faibles ne sont plus faibles; ils sont les forts, et ce sont les forts qu’on a soutenus. Si les forts sont écrasés, ils ne sont plus les forts. Ils sont les faibles. On a aidé à écraser les faibles. Les vaincus sont les faibles, même s’ils se proclamaient forts. Les vainqueurs sont les forts, même s’ils apitoyaient. A partir du moment où l’on soutient assez le faible contre le fort pour renverser l’oppression, on ne la supprime pas; on change simplement le sens vers lequel penche injustement le plateau de la balance. Les oppresseurs deviennent opprimés, les opprimés oppresseurs, mais l’oppression demeure.

Personne n’est jamais assez fort qu’il ne puisse devenir faible, ni assez faible qu’il ne puisse devenir fort. Le monde est plein d’anciens faibles qui geignent sur leur faiblesse et se servent de la pitié qu’ils inspirent pour opprimer autrui. Il est aussi plein d’anciens forts qui proclament les droits de la force sans se rendre compte qu’ils se condamnent eux-même.

Car c’est bien une des pires perversions de la pitié que de l’appliquer aux forts et de la refuser aux faibles sous prétexte que chacun a pris le déguisement de l’autre. Mais c’est aussi le meilleur de la Justice que de les reconnaître sous leurs oripeaux d’emprunt pour les démasquer et les appeler par leur nom.

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Saturday, May 26, 2007

SPRING IN LONDON : THE SHOPPERS’PARADISE

Starlets 50s, sexy 60s and laid-back70s looks all over the catwalks, which tribe are you in? Disposer de quelques jours et les passer à Londres suffit à nous montrer l’incroyable diversité de marques proposée par la capitale anglaise. West End, Westminster, Knightsbridge, Kensington, Chelsea ou Notting Hill, Regent Street, Picadilly ou Portobello, l’effervescence de la mode nous guette, toutes les possibilités sont là, il ne reste plus qu’à sortir sa carte de crédit et “start spending” ! Prudence malgré tout, on a vite fait de se retrouver tellement à sec que même l’idée d’acheter encore un « travelcard day ticket » (5£) nous met mal à l’aise ! Des plus classiques aux plus extravagantes (à Londres tout est permis), petite revue de quelques marques fétiches :

-         Burberry, une des plus emblématique, propose dans ses somptueux magasins une gamme de produits beaucoup plus large que celle trouvée en France (Burberry Brit fragrance 100ml 55£ ou si vous êtes en fond un petit trench noir)

 -       Viviane Westwood, une femme consciencieuse possède au moins une paire de ses chaussures (Anglomania fragrance 35£)

-         Terry de Haviland  « l’iconic » shoe designer dont on repéra les platforms il y a bien longtemps dans le fameux “Rocky Horror Picture Show”

-         Paul Smith, le plus anglais des créateurs, le plus extravagant, le plus décalé (« les français m’adorent » me confie-t-il en riant dans sa boutique d’Albemarle Street, en me montrant ses dernières installations- si c’est vrai je lui ai parlé !- Visitez sans faute la boutique-apart de Notting Hill, fabuleuse !)

-         Oswald Boateng , le summum du costume masculin sur Savile Row (à partir de  700£)

-         Aquascutum, la tradition anglaise au masculin

-         Purdey Manufacturers , tout pour la chasse et surtout les plus beaux fusils du monde

-         Fortnum&Mason : impossible de résister à son épicerie fine pourtant inabordable (nécessaire à picnic 75£)

-         Liberty, une institution depuis 1875, des cosmétiques très hauts de gamme et une mode revue par des créateurs pointus (on oublie l’idée des robes de notre malheureuse enfance)

-         Penhaligon’s, le chic absolu (Bath Oil 35£)

-         Mason Pearson, la rolls de la brosse à cheveux (pocket nylon 13,75£)

-         Smithson, toute la papeterie (Contemporary travel journal 135£)

-         Farrow&Ball et sa palette de peintures de couleurs phénoménales (25,99£ les 2,5l)

S’il vous reste encore quelques sous, vous déjeunerez rapidement mais bien chez Subway avant de vous faire faire une manucure chez Nail Inc, présent partout puis vous continuerez un shopping plus accessible chez

-         Jigsaw (lunettes Riviera 65£)

-         Nicole Fahri ( les deux magasins préférés de Rebecca Blomwood… !)

-         Laura Aschley, meubles et déco (fauteuil anglais 650£)

-         Cocoon, canapés modernes, luminaires façon corne de gazelle…

-         Dorothy Perkins (leather bag argenté 18£)

-         Miss Selfridge (robe à bretelles noire 25£)

-         Principles (robe blanche à sequins 110£ et sac python 29£)

-         John Lewis, « Le » grand magasin fashion au cœur du West End (pochette du soir 18£)

-         LK Bennet (ballerines argentées 99£, chaussures vernies rouges à patins 169£)

-         Monsoon (robe en crochet « 60s must » 55£)

-         Coast (robe fleurie idéale pour un picnic dans St James Park : 95£)

         Future pause goûter chez Ladurée qui ouvrira bientôt à Burlington Arcade (Picadilly Street) et enfin, impossible de quitter Londres sans passer par Topshop, l’enseigne adulée par les fashionistas du monde entier. Emeute la semaine dernière sur Oxford Street pour apercevoir Kate Moss venue présenter sa collection : dans un décor au sol panthère et meubles laqués noir, robe en brocart rouge improbable, petites vestes courtes et longue jupe de soie, jeans skinny et marcel à cotes et petits boutons (18£), mieux vaut cependant ne pas dépasser le 36 si on veut tenter de ressembler (vaguement) au mannequin le plus célèbre du monde.

Bon, l’Eurostar nous attend, un taxi rose nous emmène à Waterloo à toute vitesse, l’eau de la Tamise est sombre, le drapeau flotte sur Buckingham Palace, la Reine est là, les chevaux de la garde encensent, les écoliers s’éparpillent gaiement dans Hide Park, un pélican meurt tranquillement dans l’herbe, les écureuils sautillent, les transats sont tous rayés, les pubs se remplissent, la bière dégouline sur les trottoirs, Londres commence sa nuit, et c’est là la vraie folie. Sibylle SASSI

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Friday, May 25, 2007

LES CHRONIQUES DU VENDREDI DE PHILIPPE MEYNIER

LA REVANCHE DE LA CIGALE

Tout épargnant sait de tout temps que, les années passant, il ne retrouvera pas l’intégralité de son épargne. La monnaie se dévalue. Les meilleurs placements sont soumis à toutes sortes de risques. La bourse est instable par nature et les gens avertis vous diront toujours que vous vendez au mauvais moment. L’avare ne retrouve jamais toutes ses économies. Un partie importante a souvent disparue.

Alors le prodigue de rire. Il a dépensé pour sa joie ou son plaisir et tout ce qui fut consommé n’est pas perdu. Il lui reste peutêtre encore quelques-uns des objets de ses plaisirs passés. Il s’est formé l’esprit par des voyages. Il s’est créé des relations fructueuses par l’attrait d’une vie luxueuse. Le confort a préservé sa santé. Son aptitude à produire, son aptitude au travail n’ont pu que se trouver accrues de tout ceci.

On croyait que toute sa fortune était dilapidée sous prétexte qu’elle était dépensée. Il lui en reste un peu moins que s’il s’était privé, mais pas tellement moins.

Cela est vrai des individus. Cela l’est aussi des peuples. Tout ce qui est épargné et investi n’est pas conservé. Les révolutios, les guerres, le progrès technique viennent souvent le détruire prématurément.

Tous ce qui est consommé n’est pas gaspillé. Les peuples bien nourris seront plus réfléchis et plus exigeants, donc plus productifs. Plus nombreux seront chez eux ceux qui auront le loisir de chercher, de réfléchir, d’inventer. Toute civilisation vit de surplus, mais autant de surplus investis que de surplus consommés. La fourmi n’a pas toujours raison, l’austère sagesse non plus.

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Sunday, May 20, 2007

LES CHRONIQUES DU VENDREDI DE PHILIPPE MEYNIER

Le Capitaine et la Tempête

Au temps de la marine à voile il arriva qu’un capitaine revint des Amériques avc un grand retard, malgré les instructions de célérité qu’il avait reçues au départ. Sitôt que la navire fut à quai, le capitaine est mandé par l’armateur pour donner des explications.

- Comment se fait-il qu’il vous ait fallu trois mois de plus que d’habitude pour faire une route que vous connaissez depuis longtemps?

- C’est, répondit le capitaine, que nous dûmes faire un grand détour par le Sud, car il y avait au Nord une terrible tempête.

- Fallait-il qu’elle soit terrible cette tempête pour que vous ayez dû faire un pareil détour, reprit l’armateur?

- Celà je n’en sait rien, dit le capitaine, car nous l’avons évitée.

Connaître; connaître; qu’est-ce que connaître? Les choses que je connais je les modifie par ma connaissance et je me modifie moi-même; donc je ne connais pas ce qu’elles sont sans mon intervention. Si je veux qu’elles demeurent dans leur intégrité et que moi-même je demeure égal à moi-même, je ne peux plus connaître mais seulement supposer. Connaître est une action. Tout homme est semblable à ce capitaine. S’il connait la tempête, il ne sera plus là pour en parler; s’il l’évite, sait-il même si elle existe?

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Thursday, May 17, 2007

DICE KAYEK, H&M aime KYLIE, PARE GABIA

Cette semaine, pensez :

 

-         18 mai : la collection DICE KAYEK arrive chez MONOPRIX. Blouses à 39,90, robe à 89,90 …

-         16 mai : collection « H&M aime KYLIE », en collaboration avec Kylie Minogue, des vêtements de plage bohémiens-chics. Toute la collection dans les couleurs bleu et turquoise, maillots argentés 1 ou 2 pièces très jolis, le reste…10% des recettes reversés à l’association WaterAid.

-         Et toujours jusqu’au 26 mai aux Galeries Lafayette Haussmann, PARE GABIA s’associe aux créateurs (Agnès B, Liza Korn, Atelier LZC…) pour proposer les mêmes espadrilles aux mères et aux filles. 50 à 60 euros.

 

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Wednesday, May 16, 2007

FESTIVAL DE CANNES : L’OCCASION D’ETRE UNE STAR

1936 : Pour concurrencer la Mostra de Venise écrasée sous la botte mussolinienne, la France et les démocraties occidentales décident de créer un festival de niveau international. Le 1er septembre 1939, Jean Zay, ministre de la Culture et de l’Instruction Publique ouvre le Festival sous la présidence de Louis Lumière. Le 2, la guerre éclate, ouvrant une parenthèse de 7 années avant que le Festival puisse reprendre, mais dès 1949, toutes les grandes vedettes américaines se retrouvent à Cannes pour un show à la gloire du 7ème art qui fête donc cette année en apothéose ses 60 ans de règne.

Il est donc grand temps de s’organiser pour s’offrir le week-end le plus glamourissime de l’année. Chronique fantasmée d’une virée annoncée. Première étape, la location d’une bagnole qui évitera la mort annoncée de notre Fiat 500 adorée. En concurrence Ucar et Ada, nos préférés : 25/28 mai, 4jours et 1500 km, une« grande routière » demandée. Ada triomphe avec 379 € tandis qu’Ucar est à 346€ avec 1200km (soit 427€ pour 1500 km, à 0,27 cent le Km supplémentaire). Banco, nous voilà partis ! Dans le coffre, deux Trolley Cabine rouge éclatant (Le Tanneur 129€) et un cabas XXL en cuir or ( La Bagagerie 290€), parce qu’à Cannes, bizarrement il suffit de faire trois pas sur la Croisette pour se croire en vacances et se laisser aller, bon gré mal gré, à quelques débordements (pas seulement vestimentaires malheureusement…). Arrivée devant l’hôtel Martinez (350€ minimum la nuit hors festival) je fais trois pas de star dans le hall sous l’œil (ébloui) du portier (pourtant habitué à Gong Li ou Sharon Stone) moulée dans une robe portefeuille Diane Von Furstenberg (405€) et chaussée de sandales argentées (Free Lance 254€). On peut évidemment le refaire à l’économie, Hôtel Mercure, sandales André (69€) ou Minelli (75€) et robe Kookai, mais ca devient plus difficile de faire people !

Dans la rue, l’excitation monte, on veut savoir où se cachent les stars, paparazzis et badauds se pressent devant les entrées dérobées des grands hôtels, on attend fébrilement d’apercevoir Quentin Tarentino (Death Proof) ou Emir Kusturica (Promets-le-moi), quelques starlettes profitent du soleil pour se dénuder courageusement, les tops à paillette des spectateurs concurrencent les tongs assorties, le mauvais goût est tragique, tout ce qui brille est or, l’argent n’a pas d’odeur, les kebab frémissent grassement, l’excès est partout.

18 h, émoustillée à l’idée d’apercevoir les trois hommes les plus sexy du monde, Georges Clooney (Ocean’s 13), Jude Law (My Blueberry Nights) et Jake Gyllenhaal (Zodiac) venus tous les trois présenter leur film, je m’installe au bar de l’hôtel, habillée d’une petite robe blanche à cotes Miu-Miu (615€), d’espadrilles à nœud de satin Pare Gabia (55€) et d’un stetson en paille argenté (Printemps 30€) très « Brokeback Mountain ». J’hésite, suis-je plutôt Charlotte Rampling dans l’ancien mais sublime « Portier de Nuit », Valéria Golino dans « Actrice » ou Marianne Faithfull dans « Irina Palm » ? Les frères Coen me font un signe discret de connivence, Karl immortalise quelques poses, une dernière gorgée de champagne avant de rejoindre ma suite pour me préparer à monter les marches. Une longue robe de maille noire (Jil Sander 790€) sublime de simplicité posée sur des dessous Valège (30€ l’ensemble), un diamant Chopard, la marque emblématique du festival (je laisse les rubis à Scarlett Johannsson, il parait qu’elle en est folle !), une pochette façon pithon (Abaco 129€), un make-up ultra sophistiqué réalisé par Citron Vert (23€ le maquillage soirée sur RV à Cannes contre 30€ à Paris chez Beauty Success), je suis prête. Les projecteurs s’allument, Stephen Frears m’attend en haut des marches pour la projection du très attendu « Man from London » de Bela Tarr, le tapis gondole soudain, je perds une de mes pantoufles de vair, quelle illusion,    pendant quelques instants j’ai rêvé que j’étais une star. Sibylle SASSI

Cette semaine on pensera culture avec :

-          l’expo DAVID LINCH « The air is on fire” à la Fondation Cartier (261 bd Raspail, jusqu’au 27 mai)

-          la Nuit des Musées le 19 mai (musées européens ouverts gratuitement jusqu’à 1h du matin)

-          le salon « Jardins, jardins » au jardin des Tuileries (31 mai-3juin)

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Sunday, May 13, 2007

FOIRE DE PARIS : TOUTES LES MERVEILLES DU MONDE

FOIRE DE PARIS : TOUTES LES MERVEILLES DU MONDE

1176 La Foire Saint Germain fait découvrir aux parisiens éblouis toutes les nouveautés et les spectacles. 4 novembre 1390, Charles VI, roi scrupuleux, exerce son pouvoir régalien et consulte les droits de foire à lui versés par les citoyens d’Angoulême : tant de deniers pour les ventes de bétail, de coutil ou de blé, tout est strictement consigné. Commerçants venant s’approvisionner, producteurs de la région, marchands ambulants venant de toute l’Europe proposer leurs colifichets, la Foire devenait très vite un évènement d’importance dans la vie des communautés. Berceau de rencontres, avènement du théâtre, aujourd’hui encore avec cette 103 édition de la FOIRE DE PARIS l’esprit reste le même : découvrir le monde et enrichir son quotidien dans l’atmosphère la plus festive qui soit !

A défaut d’avoir besoin d’une maisonnette de bois style Hansel et Gretel ou envie d’entretenir une piscine que malheureusement je ne possède pas, je commence par le hall dédié aux femmes et censé satisfaire toutes mes envies. Un instant d’hésitation devant le monde et l’amplitude de la tache et je me lance ! Bien m’en a pris, au bout d’une demi-heure, on m’a lissé les cheveux au fer à céramique (Starliss, très tendance, à posséder impérativement), proposé une extension des cils Royal Thermes, épilé une seule jambe avec un gant miracle qui arrache la racine (et la peau…) Epil’douceur, manucuré deux ongles avec une lime « naturelle » (Corinne Kelly Express), et refait les sourcils « comme à La Nouvelle Star » (magicwomen.com), le tout gratos et sans forcer l’achat. Un maquillage express Make Up for Ever, une proposition de relooking Eugène Perma (quoi !non merci !), un massage rigolo du dos par Oxodesign.com, cinq minutes de relaxation dans un fauteuil immonde qui bouge et je courre inspecter les nouveaux loisirs manuels : là je doute : perles, scrapbooking, broderie et couture, mosaïque et autres, tout cela n’est pas pour moi, d’ailleurs en voyant les résultats, autant se remettre au collier de nouilles !

Direction « le petit bricolage et l’électroménager », la foule se densifie, les tongs râlent un peu, les démonstrateurs sont pris d’assaut, ça hache, ça incise, ça concasse, ça décante et ça plie, la céramique est encore reine, les casseroles étincelantes Seb, Téfal, sont tentantes, les Tupperware multicolores nous rappellent notre enfance, je m’empare du Baby Dyson, le dernier aspirateur sans sac ultra puissant, et reste foudroyée de joie à l’idée de posséder la première armoire qui sèche et qui repasse Driron de Brandt (2400€, Janus 2007 de l’Industrie). La domotique est partout, les design superbes, la moindre scie sauteuse Husqvarna vous donne des allures de Terminator, on sent le désir de posséder se propager comme une onde, un quinqua fixe un blender Bugatti à s’en graver la marque sur les globes oculaires, la foule est en transe, la chaleur narcotique et moi je sors.

Meubles et déco, bien sûr, toutes les grandes marques sont là pour transformer le salon, en constante mutation : pièce vedette de la maison, ses meubles adaptent leurs formes aux nouveaux loisirs et deviennent plus légers et modulables (Presotto, Cinna, Natuzzi, Hülsta, Steiner, Duvivier, Ligne Roset, Coco’s International, Conceptua, AVP La Casa, Schroers…). Les tissus sont intelligents et parés de vertus climatiques, le contemporain domine, tout tourne vers un esthétisme toujours plus marqué, le chocolat monte en puissance, suivi du rouge, du noir et de l’incontournable beige. Les créations les plus pointues aux pieds souvent chromés claqueront de couleurs et la tendance seventies fait un revival. Pour la campagne ou la mer, on peut continuer sur des styles régionaux (Coup de Soleil, Cocktail Scandinave) ou historiques mais aux finitions parfaites (L’Alternative antiquesdeco.com). Comme il serait plaisant de pouvoir tout changer chez soi au gré de ses découvertes, de se refaire souvent un cocon fugitif de la couleur du temps ; hélas le beau est cher et notre porte-monnaie (même griffé) pas toujours plein !

Dernier arrêt ébloui devant les cuisines et les salles de bain : la cuisine est désormais ouverte pour la convivialité, les machines sont invisibles derrière des panneaux aux lignes épurées ayant renoncées aux poignées pour l’électronique, les tons plutôt foncés, la tendance à l’inox, à la pierre véritable ou de synthèse ou au béton coloré. L’îlot central est incontournable (il parait que les surfaces s’accroissent…la faute aux pavillons…) et toute la conception personnalisée (Cuisinella, Linéa Quattro, Mobalpa, Arthur Bonnet, Coméra, Godin, Veneta Cucine, Störmer Küchen, Schmidt…). Coté salles de bain, la tendance est à l’hydrothérapie et au plaisir des sens, les baignoires sont immenses et de toutes les formes, les robinets encastrés, les accessoires luxueux et désignés par Starck, Miro, Nouvel ou Foster et les possibilités infinies ( Porcelenosa, Idées Futures, Kudeta, Marbrerie des Yvelines, Vogica, Borneo, Campos Concept…).

Il reste à installer quelques images fixes ou mouvantes qui du sol au plafond vous feront entrer dans la quatrième dimension, celle de la lumière qui transforme, joue avec l’espace et donne à votre intérieur le reflet de votre humeur.(Oscar Ono Interiors, Moodlight, Vide). Toute ces transformations auront intégré définitivement les préceptes environnementaux désormais incontournables : énergies renouvelables, conception bioclimatique, certifications, traitement du bruit et des déchets, domotique font partie de notre quotidien et nous donnent l’espoir de participer, pour un petit peu, à l’avenir de la planète. Sibylle SASSI

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Friday, May 11, 2007

LES CHRONIQUES DU VENDREDI DE PHILIPPE MEYNIER

LA CHANCE

Chronique dédiée à Nannouch, une lectrice fidèle dont la réussite certaine sera à la hauteur de son courage et de son éblouissante honnêteté.

Si quelqu’un affirme que pour réussir il faut de la chance, c’est sur qu’il a échoué. Lorsqu’un autre répondra qu’il faut efforts et travail, c’est qu’il aura réussi. Chacun compte ses échecs à la malignité du hasard et ses réussites à l’ardeur de ses vertus. On croit ne réussir que par mérite et n’échouer que par malchance. Dans le sens de l’action, l’ignorance de la chance exprime la volonté de triompher. Si j’affirme que l’avenir dépend de moi, c’est que j’ai l’intention de le maitriser.

La foi dans la chance dissimule une volonté d’inertie. Nous déclarons que le hasard est seul maitre lorsque nous voulons justifier notre passivité et accepter le désastre, peut-être même le souhaiter inconsciemment.

Croire à la chance, c’est accepter l’échec; croire à l’effort, c’est vouloir la réussite. Question insidieuse : as-tu de la chance ami lecteur?

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Monday, May 7, 2007

NOUVELLES BOUTIQUES

A découvrir lors de vos prochaines virées shopping :

PSSSY et ses tee-shirts sérigraphiés : 100 m2 rue Etienne Marcel

CELIO CLUB : le nouveau concept lounge de CELIO, costumes chicos, chemises… passage du Havre

KICKERS : 1er concept-store de la marque fétiche de notre enfance 13 rue de l’Ancienne Comédie.

BELLEROSE : 39 rue du Temple.

DENIM CODE : 1 rue de Turbigo.

DOLCE GABBANA : passe du 22 au 54 avenue Montaigne, allez voir, juste pour le plaisir !

COTELAC : 248 rue St Honoré, du vrai pap français.

APOSTROPHE : nouveau concept également rue de Castiglione.

CORINNE COBSON : ouvre une nouvelle boutique 66 rue Charlot.

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Sunday, May 6, 2007

Mincir…Enfin ! Peut-être…

Modifier son corps à tout prix, le transformer, le plier à sa volonté, le contraindre, le violenter…Augmenter sa masse musculaire comme Schwarzenegger ou réduire ses formes à l’extrême (et parfois jusqu à la mort) participe de la même philosophie : la pression mimétique. Milieu de la mode surexposé, envié, adulé mais pour toujours « à part », milieu du culturisme et volonté d’être l’Unique, le Meilleur…Compétition omniprésente du monde d’aujourd’hui, rivalités exacerbées, besoin éternel de boucs émissaires, positifs ou négatifs, exclus ou aimés, mais pour toujours …imités.

Puisqu’il le faut (la presse nous harcèle, les mini ressortent) on peut tenter de perdre quelques kilos. Mais comment et à quel prix, en concurrence deux enseignes bien connues ont longuement détaillé ma (gracieuse) silhouette !

Conclusion :  Je venais chercher un peu de réconfort, la sensualité inoffensive d’un peu de pampering à l’heure où le toucher reste le seul vrai luxe, j’ai trouvé la technique et sûrement l’efficacité au milieu d’un langage abscons, mais malgré une bonne volonté évidente il faut renoncer à trouver la notion de plaisir, la seule sans doute qui valait ce prix là.

Sibylle SASSI

Cette semaine :
- shopper les tongs PUMA de la Collection « I hate Camping » de Marcel Wenders
- les sandales hautes et vernies de MINELLI (85 euros)

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