Starlets 50s, sexy 60s and laid-back70s looks all over the catwalks, which tribe are you in? Disposer de quelques jours et les passer à Londres suffit à nous montrer l’incroyable diversité de marques proposée par la capitale anglaise. West End, Westminster, Knightsbridge, Kensington, Chelsea ou Notting Hill, Regent Street, Picadilly ou Portobello, l’effervescence de la mode nous guette, toutes les possibilités sont là, il ne reste plus qu’à sortir sa carte de crédit et “start spending” ! Prudence malgré tout, on a vite fait de se retrouver tellement à sec que même l’idée d’acheter encore un « travelcard day ticket » (5£) nous met mal à l’aise ! Des plus classiques aux plus extravagantes (à Londres tout est permis), petite revue de quelques marques fétiches :
- Burberry, une des plus emblématique, propose dans ses somptueux magasins une gamme de produits beaucoup plus large que celle trouvée en France (Burberry Brit fragrance 100ml 55£ ou si vous êtes en fond un petit trench noir)
- Viviane Westwood, une femme consciencieuse possède au moins une paire de ses chaussures (Anglomania fragrance 35£)
- Terry de Haviland « l’iconic » shoe designer dont on repéra les platforms il y a bien longtemps dans le fameux “Rocky Horror Picture Show”
- Paul Smith, le plus anglais des créateurs, le plus extravagant, le plus décalé (« les français m’adorent » me confie-t-il en riant dans sa boutique d’Albemarle Street, en me montrant ses dernières installations- si c’est vrai je lui ai parlé !- Visitez sans faute la boutique-apart de Notting Hill, fabuleuse !)
- Oswald Boateng , le summum du costume masculin sur Savile Row (à partir de 700£)
- Aquascutum, la tradition anglaise au masculin
- Purdey Manufacturers , tout pour la chasse et surtout les plus beaux fusils du monde
- Fortnum&Mason : impossible de résister à son épicerie fine pourtant inabordable (nécessaire à picnic 75£)
- Liberty, une institution depuis 1875, des cosmétiques très hauts de gamme et une mode revue par des créateurs pointus (on oublie l’idée des robes de notre malheureuse enfance)
- Penhaligon’s, le chic absolu (Bath Oil 35£)
- Mason Pearson, la rolls de la brosse à cheveux (pocket nylon 13,75£)
- Smithson, toute la papeterie (Contemporary travel journal 135£)
- Farrow&Ball et sa palette de peintures de couleurs phénoménales (25,99£ les 2,5l)
S’il vous reste encore quelques sous, vous déjeunerez rapidement mais bien chez Subway avant de vous faire faire une manucure chez Nail Inc, présent partout puis vous continuerez un shopping plus accessible chez
- Jigsaw (lunettes Riviera 65£)
- Nicole Fahri ( les deux magasins préférés de Rebecca Blomwood… !)
- Laura Aschley, meubles et déco (fauteuil anglais 650£)
- Cocoon, canapés modernes, luminaires façon corne de gazelle…
- Dorothy Perkins (leather bag argenté 18£)
- Miss Selfridge (robe à bretelles noire 25£)
- Principles (robe blanche à sequins 110£ et sac python 29£)
- John Lewis, « Le » grand magasin fashion au cœur du West End (pochette du soir 18£)
- LK Bennet (ballerines argentées 99£, chaussures vernies rouges à patins 169£)
- Monsoon (robe en crochet « 60s must » 55£)
- Coast (robe fleurie idéale pour un picnic dans St James Park : 95£)
Future pause goûter chez Ladurée qui ouvrira bientôt à Burlington Arcade (Picadilly Street) et enfin, impossible de quitter Londres sans passer par Topshop, l’enseigne adulée par les fashionistas du monde entier. Emeute la semaine dernière sur Oxford Street pour apercevoir Kate Moss venue présenter sa collection : dans un décor au sol panthère et meubles laqués noir, robe en brocart rouge improbable, petites vestes courtes et longue jupe de soie, jeans skinny et marcel à cotes et petits boutons (18£), mieux vaut cependant ne pas dépasser le 36 si on veut tenter de ressembler (vaguement) au mannequin le plus célèbre du monde.
Bon, l’Eurostar nous attend, un taxi rose nous emmène à Waterloo à toute vitesse, l’eau de la Tamise est sombre, le drapeau flotte sur Buckingham Palace, la Reine est là, les chevaux de la garde encensent, les écoliers s’éparpillent gaiement dans Hide Park, un pélican meurt tranquillement dans l’herbe, les écureuils sautillent, les transats sont tous rayés, les pubs se remplissent, la bière dégouline sur les trottoirs, Londres commence sa nuit, et c’est là la vraie folie. Sibylle SASSI