Saturday, March 31, 2007

CHARONNE BASTILLE

Vous choisissez un jour de printemps lumineux, doux, tendre, gai et sautillant et vous prenez le métro jusqu’à la rue de Charonne. L’idée vous démange de transformer votre appart finalement médiocre en loft designé glamour et high-tech (vous regardez trop la télé), de faire l’école buissonnière, de vous occuper de vous, de regarder le ciel de Paris, de jouir de la vie. Vous portez un ensemble sport, pull d’homme en coton GASPARD YURKIEVICH, tee-shirt AMERICAN APPAREL, jean PEPE JEAN, bottes MELLOW YELLOW, veste kaki BENSIMON. Votre sac est maxi et vos talons en plexi, votre barrette tête de mort est griffée LES BIJOUX DE SOPHIE. L’exploration urbaine peut commencer.

Milieu de la rue, deux magasins obligés : d’abord « LES INTERIEURS D’EDWIN KA » (au 84), décorateur rigolo tendance Paul Smith disjoncté qui vous refera fauteuils et canapés dans un style anglais plutôt décalé. Ensuite, un peu plus loin passage de la Main d’Or, EMERY&CIE, le temple anversois du carrelage : Kleurtjes (reprise des Delft hollandais), faux Iznik (les vrais sont à Topkapi), carreaux incrustés de coquillages ou de pierres semi-précieuses (fleurs d’agate et de lapis-lazuli, oiseaux de malachite), écailles de miroir étincelant comme une peau de sirène fossilisée ou une peau de Bête ayant perdu sa Belle, le choix est stupéfiant et le vendeur sublime et moulé dans un pantalon prometteur. Somptueuses teintes de peinture également (85euros les 6l). Vous continuez jusqu’au 39 pour tenter à nouveau la tendance commerce équitable chez « Du Beau avec du Sens », tout n’est que coton bio, lin, soie et objets déco genre ethnique que même « moi » je n’aime pas. Mais bon puisqu’il le faut…

Arrêt chez le créateur PHILIPPE ROUCOU et achat d’un sac en cuir doré pile dans l’air du printemps (396 euros), flânerie Passage Lhomme chez les brocanteurs, les tapissiers et les miroitiers du Faubourg, le long de la ruelle remplie de glycine où vous cassez malencontreusement entre deux pavés disjoints vos talons tout neufs, pause lecture à la librairie BDNET avant de faire un petit saut chez ISABELLE MARANT (au 16) qui décidemment reste fidèle à son style bobo de luxe surtout pas trop sexy (le tissu de la robe de la vitrine ressemble curieusement à un sac de La Poste réutilisé… nouveau commerce équitable ?). Si vous êtes déjà bronzée, vous pouvez vous acheter une manchette simplissime ou un tour de cou en étain (75 euros) chez METAL POINTU’S (au 7) ou une ceinture chez LA FEE MARABOUTEE (39 euros) et vous voilà arrivé chez TONY&GUY .

LE coiffeur. Celui dont on parle, celui qui est mode, celui qui vous tutoie, celui qui fait de vous un vrai clubber (la house à fond évite les conversations) mais aussi celui qui est cher et celui qui vous coiffe en fonction de votre porte-monnaie…Vous êtes rupin ? Tant mieux vous aurez le « creative director » et le « technician director », un peu moins, vous n’aurez que le « director manager » ou le « style director », c’est la débine ? Alors seulement le « stylist » et le « technician », le prix va du simple au double, la technique aussi sans doute… et il ne reste pas grand-chose de l’envie. Fracture sociale banalisée, envie déstructurée, compte en banque sinistré, voracité.

Il ne reste qu’à rejoindre la Bastille, vous vous devez de vous arrêter chez SILVERA voir ce qu’il convient de posséder pour exister, pourquoi pas deux lampes TIZIO d’ARTEMIDE, l’AIR CHAIR ou l’EASY CHAIR (80 euros) de toutes les couleurs, et quelques poufs TATO… Plus loin, LIGNE ROSET, CINNA ou CONCEPTUA, prise de vertige vous vous interrogez, la vie ne serait-elle qu’un musée ? Vous vous consolerez en suçotant des dragées de chocolat achetées chez ANDRAUD (12 rue de la Roquette) et ce soir vous jouirez sur un tapis ARTELANO immaculé moulée dans des dessous WOMEN’SECRET. Vous êtes La Mode. Sibylle SASSI

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Wednesday, March 28, 2007

MANGO - THEORY

Cette semaine :

- Découvrez THEORY - 47 rue Bonaparte 75006 - la marque américaine branchée à prix accessibles inaugure sa première boutique en France

- Visitez la nouvelle boutique DOLCE GABBANA avenue Montaigne, pour le fun et le luxe

- Sachez que MANGO vient de racheter l’immeuble BURTON bd HAUSSMANN ( situé entre les Galeries et le Printemps)et ouvrira normalement ses portes début mai. Ce sera un des trois plus grands MANGO d’Europe.

Bon shopping, n’hésitez pas à envoyer des news!

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Monday, March 26, 2007

NIKE - FENCHURCH L’ALPHA ET L’OMEGA

Evidemment avec un titre pareil vous vous attendez pour le moins à une ritournelle philosophique, mais non, les grands esprits ne se rencontrant pas toujours, il s’agit simplement du message messianique que veut faire passer NIKE en célébrant les 25 ans de la AIR FORCE ONE ! Foudroyée par un tel aplomb je me précipite néanmoins dans le conceptstore éphémère (événement « gorilla »), le FORCE CLUB, ouvert à Etienne Marcel. Entrée style boite de nuit, deux cerbères oreillettes en place et lunettes teintées, sanglés dans du Hugo Boss me dévisagent avec méfiance, mon gracieux sourire les convaincs sans doute et j’ai le droit de descendre. Enthousiasmée par ma propre réussite j’inspecte les lieux (je peux prendre mon temps je suis toute seule !) : décor industriel du designer Bruno Kilgore, salle de projo, les 6 joueurs mythiques de baskets Mases Malone, Michaël Cooper, Jamaal Wilhes, Bobby Jones, Michar Thompson et Calvin Natt, vêtus de combinaisons inter-galactiques incarnent les 6 éléments à la gloire de la AF1 : Héroïsme, Endurance, Excellence, Audace, Constance, Pureté. Rien que ça ! Sinon, que des godasses ! Une seule forme mais de toutes les couleurs. Il paraît que c’est la chaussure la plus vendue de tous les temps, Pas très féminine en plus. Le vendeur me conseille la légendaire WHITE ON WHITE Suprême 07, mais à 250 euros je lui rie au nez ! Enfin si ca vous tente tous les modèles seront sur les Champs. Dans la galerie voisine, le Performance de HAN BING me laisse pantoise : six choux ou approchants bien verts sont enchaînés au sol sous la menace de ciseaux géants tout velus ! Wu Gaozhong met en scène ses cauchemars dans lesquels les objets de la vie quotidienne se transforment en créatures sauvages et poilues…Ah l’Art !

Au bord de la psychose et trois Xanax plus loin je retrouve tout le long d’Etienne Marcel mes belles boutiques chéries pleines de choses miraculeuses pour le printemps : restons sportswear et streetwear avec BILL TORNADE (blouson rouge 230, jupe 140), PAUL ET JOE, DIESEL (la Diesel 1978 en toile blanche n’est, elle, qu’à 75), LEVI’S (jean blanc 80), REPLAY (sneakers noirs ou ciel 136), ET VOUS et SACHA. N’oubliez jamais de faire un tour chez KILIWATCH, ne serait-ce que pour feuilleter POP, W, VOGUE, ABOVE MAGAZINE, L’UOMO, TRACE, DEDICATE, SLURP ou FRAME qui à défaut de vous faire comprendre la mode vous montreront quelques jolies exemplaires de photos bien trash à tenter de reproduire pour pimenter la soirée.

Harassée comme une gagneuse au sortir d’un back-room je cours chez CITADIUM pour découvrir la collection londonienne FENCHURCH : crée en 2001, la marque de streetwear urbain a bénéficié de l’apport d’artistes, de designers, de photographes ou de musiciens (TACTEEL, TEKI LATEX) qui ont donné au style une culture secondaire qui, alliée à la popularité initiale d’instore, a permis un développement rapide. Bon, ceci dit, c’est pas super sexy mais c’est pas non plus très cher (tee-shirts 19,99 ; robe en maille 55…). Je reste un peu perplexe, Londres nous avait habitué à plus d’excentricité (surtout n’oubliez pas la collection KATE MOSS chez TOPSHOP). Bref, si vous faites partie des 48% de françaises qui pratiquent un sport, moi je vous conseillerais plutôt la simplicité d’un blouson PUMA noir ou blanc (70), un caleçon et un coupe vent STELLA MAC CARTNEY pour ADIDAS, une paire de REPETTO, de FEIYVE ou de VEJA (85 tendance commerce équitable), un petit poignet éponge LACOSTE pour le fun et un brin de métallisé argent pour le glamour. Laminée par cette débauche de marques, je me traîne jusqu’au stand hommes où une créature me refile en minaudant une paire de SWEAR blanches (135), une de BLACKSTONE, deux de PAUL SMITH et trois de BIKKEMBERGS. Mon Américan Express rend l’âme, un gouffre existentiel s’ouvre sous mes pas, je porte un imper PRADA, un sweat MISERICORDIA et des sneakers à lacets en anaconda. Anthropophagie. Sibylle.

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Friday, March 23, 2007

LES CHRONIQUES DU VENDREDI DE PHILIPPE MEYNIER

LA FUITE

Fuir! S’enfuir! Tout quitter pour tout recommencer : tentation éternelle de l’homme qui las de lui-même se persuade qu’il est las de ce qui l’entoure. Tentation de vainqueur qui atteint les limites de ce qu’il convoitait, argent, honneur et puissance et en demeure insatisfait et déçu. Tentation de vaincu acceptant sa défaite et renonçant à renverser le destin pour chercher un autre décor où il oubliera ses espérances trahies.

Rompre avec le cadre où l’on s’est battu, la femme, la profession, la ville, le pays; les maudire en les accusant d’avoir perverti la victoire ou de la rendre impossible; partir ailleurs pour recommencer; demander à nouveau une autre chance, compter sur un autre hasard : naïveté vaine.

Les chances s’équilibrent. L’homme se fait lui-même et il est l’élément libre de son propre destin. Il se façonne, se perd ou se sauve seul. Tout ce qui l’entoure, tout ce qu’il est, n’est que données qu’il transforme et adapte à sa volonté d’ascension ou d’abandon. Peu importe les chances ou les héritages, il n’y a riches ou pauvres, puissants ou misérables que de coeur ou d’esprit. Il n’y a que deux sortes d’hommes, deux sortes de peuples : ceux qui montent et ceux qui descendent car ils sont la vie et la vie est mouvement.

Celui qui accepte ce jugement affirme qu’il espère en lui-même parce que, s’imputant ses succès, il veut en remporter d’autres. Celui qui le refuse se démasque : il reconnaît ses échecs et veut les imputer à autrui pour échapper dans le passé à toute responsabilité et dans l’avenir à tout effort. L’impuissance affirmée est un mol oreiller, mais elle ne satisfait que ceux qui veulent rêver, non ceux qui veulent vivre.

L’espérance voulue nous garde du sommeil. Par elle nous serons éveillés et prêts à l’heure imprévue où les destins viendront frapper à notre porte.

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Wednesday, March 21, 2007

FORCE CLUB NIKE, FENCHURCH

[20.03.2007] -

L’Alpha et l’Omega

Evidemment avec un titre pareil vous vous attendez pour le moins à une ritournelle philosophique, mais non, les grands esprits ne se rencontrant pas toujours, il s’agit simplement du message messianique que veut faire passer NIKE en célébrant les 25 ans de la AIR FORCE ONE ! Foudroyée par un tel aplomb je me précipite néanmoins dans le conceptstore éphémère (événement « gorilla »), le FORCE CLUB, ouvert à Etienne Marcel. Entrée style boite de nuit, deux cerbères oreillettes en place et lunettes teintées, sanglés dans du Hugo Boss me dévisagent avec méfiance, mon gracieux sourire les convaincs sans doute et j’ai le droit de descendre. Enthousiasmée par ma propre réussite j’inspecte les lieux (je peux prendre mon temps je suis toute seule !) : décor industriel du designer Bruno Kilgore, salle de projo, les 6 joueurs mythiques de baskets Mases Malone, Michaël Cooper, Jamaal Wilhes, Bobby Jones, Michar Thompson et Calvin Natt, vêtus de combinaisons inter-galactiques incarnent les 6 éléments à la gloire de la AF1 : Héroïsme, Endurance, Excellence, Audace, Constance, Pureté. Rien que ça ! Sinon, que des godasses ! Une seule forme mais de toutes les couleurs. Il paraît que c’est la chaussure la plus vendue de tous les temps, Pas très féminine en plus. Le vendeur me conseille la légendaire WHITE ON WHITE Suprême 07, mais à 250 euros je lui rie au nez ! Enfin si ca vous tente tous les modèles seront sur les Champs. Dans la galerie voisine, le Performance de HAN BING me laisse pantoise : six choux ou approchants bien verts sont enchaînés au sol sous la menace de ciseaux géants tout velus ! Wu Gaozhong met en scène ses cauchemars dans lesquels les objets de la vie quotidienne se transforment en créatures sauvages et poilues…Ah l’Art !

Au bord de la psychose et trois Xanax plus loin je retrouve tout le long d’Etienne Marcel mes belles boutiques chéries pleines de choses miraculeuses pour le printemps : restons sportswear et streetwear avec BILL TORNADE (blouson rouge 230, jupe 140), PAUL ET JOE, DIESEL (la Diesel 1978 en toile blanche n’est, elle, qu’à 75), LEVI’S (jean blanc 80), REPLAY (sneakers noirs ou ciel 136), ET VOUS et SACHA. N’oubliez jamais de faire un tour chez KILIWATCH, ne serait-ce que pour feuilleter POP, W, VOGUE, ABOVE MAGAZINE, L’UOMO, TRACE, DEDICATE, SLURP ou FRAME qui à défaut de vous faire comprendre la mode vous montreront quelques jolies exemplaires de photos bien trash à tenter de reproduire pour pimenter la soirée.

Harassée comme une gagneuse au sortir d’un back-room je cours chez CITADIUM pour découvrir la collection londonienne FENCHURCH : crée en 2001, la marque de streetwear urbain a bénéficié de l’apport d’artistes, de designers, de photographes ou de musiciens (TACTEEL, TEKI LATEX) qui ont donné au style une culture secondaire qui, alliée à la popularité initiale d’instore, a permis un développement rapide. Bon, ceci dit, c’est pas super sexy mais c’est pas non plus très cher (tee-shirts 19,99 ; robe en maille 55…). Je reste un peu perplexe, Londres nous avait habitué à plus d’excentricité (surtout n’oubliez pas la collection KATE MOSS chez TOPSHOP). Bref, si vous faites partie des 48% de françaises qui pratiquent un sport, moi je vous conseillerais plutôt la simplicité d’un blouson PUMA noir ou blanc (70), un caleçon et un coupe vent STELLA MAC CARTNEY pour ADIDAS, une paire de REPETTO, de FEIYVE ou de VEJA (85 tendance commerce équitable), un petit poignet éponge LACOSTE pour le fun et un brin de métallisé argent pour le glamour. Laminée par cette débauche de marques, je me traîne jusqu’au stand hommes où une créature me refile en minaudant une paire de SWEAR blanches (135), une de BLACKSTONE, deux de PAUL SMITH et trois de BIKKEMBERGS. Mon Américan Express rend l’âme, un gouffre existentiel s’ouvre sous mes pas, je porte un imper PRADA, un sweat MISERICORDIA et des sneakers à lacets en anaconda. Anthropophagie. Sibylle. 

 

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Tuesday, March 20, 2007

3J - 8Jours en Or - TBM

Cette semaine n’oubliez pas non plus de profiter  des

-3J des Galeries Lafayette à partir du 21 mars jusqu’au 2 avril

- 8Jours en Or du Printemps, à partir du 21

- TBM au Bon Marché. pour shopper l’essentiel de votre garde-robe du printemps : sac et sandales métallisés, petite robe…

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Monday, March 19, 2007

PS3 - PIERRE HERME - H&M

Cette semaine :

- 0h le 23 mars et 599 euros pour la PLAYSTATION 3- ATTENTION JEUDI AVANT MINUIT LES 1000 PREMIERES CONSOLES SERONT VENDUES AU PIED DE LA TOUR EIFFEL SUR UN BATEAU AUX COULEURS DE LA FNAC ET SONY!


-20 mars chez PIERRE HERME qui nous offre ses macarons toute la journée dans ses deux boutiques à l’occasion de la « Journée du Macaron ».

-22 mars chez H&M pour la collection de Madonna

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Friday, March 16, 2007

LES CHRONIQUES DU VENDREDI DE PHILIPPE MEYNIER

DERRIERE LE MASQUE

 Il y a en chacun de nous, en allant bien au fond, en sondant bien les coeurs, un pauvre homme misérable et sordide. Nous sommes glorieux ou savants, nobles, fiers, enfermés dans des préjugés rigides comme une tour d’où nous paraissons défier le monde : en réalité, nous sommes seuls, incertains et nous avons peur.

Nous paraissons habiles, industrieux, attachés à la conquête des richesses, nous pillons le voisin sans scrupule : étonnés de nos succès notre vie est une tricherie perpétuelle et inquiète dans l’ignorance des règles que nous transgressons. Nous sommes conquérants brutaux, cruels, nous broyons les faibles, nous construisons de brillantes cités pour enfermer sans pitié nos esclaves : nous recherchons un peu d’amour sincère et d’affection compatissante.

Les femmes, en cela au moins, nous semblent bien semblables dans leur hantise de dissimuler leur faiblesse existentielle. Coquettes sures d’elles-mêmes et de leurs pouvoirs, de leurs jeux, de leurs audaces et de leurs fards, au fond elles tremblent sans croire à leur puissance éphémère avec le pressentiment d’une défaite certaine où elles perdront leur assurance.

Alors elles sauront admirablement supporter la cruauté de nos revanches : nos mépris leur prouveront au moins qu’elles ne sont pas le néant total qu’elles craignent de porter en elles. Subir une torture est en quelque façon compter pour un autre; souffrir c’est encore être.

Pauvres humains qui dissimulons si mal notre grande misère, aucun n’y échappe. Le masque du bonheur n’est jamais si bien appliqué sur un visage qu’il ne dissimule tout à fait les doutes et les déroutes à l’observateur attentif. Beaucoup se fuient dans l’inconscience ou l’action médiocre qui évitent de penser, du moins de penser à soi-même; mais il vient toujours un temps où la maladie, la vieillesse ou la pauvreté effacent toute distraction et nous laissent sans déguisement.

Alors apparaît le pauvre homme ignoré que nous fûmes toujours. Portons-lui déjà pitié dans les fastes du pouvoir ou l’orgueil de la richesse car nous avons percé son secret.

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Tuesday, March 13, 2007

BHV HOMME

Si je me dépêche ce matin, ce n’est pas dans l’espoir d’arriver à l’heure pour une fois au boulot (Dieu m’en préserve il ne faut pas prendre de mauvaises habitudes) mais plutôt d’exercer mon travail honnêtement en étant la première à vous faire découvrir le nouveau BHV HOMME ! Bof me direz-vous, si on n’a pas besoin d’une nouvelle clé de 12 on voit pas ce qu’on irait faire au BHV, et pourtant il vient de franchir brillement le cap du IIIème Millénaire. Parrainé par Hugues Galtier, visite guidée.
D’abord la façade : signée par l’inévitable botaniste Patrick Blanc, elle est entièrement végétale et positionne donc le BHV à l’avant-garde du désign, à l’image du Quai Branly, de la Fondation Cartier ou du Ken Club. Isolation thermique, phonique, dépollution de l’air, les plantes ondulent telle une strip-teaseuse agitant ses voiles. Je levais la main pour tâter si c’était bien du vrai lorsque la vue d’un type plus proche de Rocky que de Woody me retint prudemment.Rue de La Verrerie donc, imaginez 4000 m2 sur 5 niveaux entièrement dédié à l’homme ! J’entre. Métal, zinc, acier et bois, sol en béton ciré, ce bâtiment post-industriel d’esprit manufacture transformé en un immense loft new-yorkais aux tendances, quartier oblige, ultra pointues, est en passe de devenir le magasin le plus masculin de Paris.Ouah, des hommes, il y en a tout un échantillonnage ! Comme moi ils ont l’air séduits par le coin beauté Jean-Paul GAULTIER, le barbier avec son fauteuil rouge digne des années 60, la terrasse extérieure chauffée, les installations improbables (ceintures rock’n roll enroulées autour de punching ball de cuir brun, fiches techniques présentées comme des journaux, cireur de chaussures dans la grande tradition). Les marques sont toutes là, agencées par étages : Moi et mon Costume (PIERRE CLARENCE, MEXX, PRADA, ALAIN FIGARET), Moi et mon Week-end (IKKS, LOFT, LACOSTE), Moi et mon Jean (GUESS, MELTIN POT, PEPE JEANS, ENERGIE, SCOTCH ET SODA, Z BRAND), et Moi et les Créateurs (ZADIG&VOLTAIRE  -sublime pull en cachemire noir imprimé rock’n roll, 265 euros, mais faut y aller mollo, on n’est que le 7 du mois- PAUL&JOE, RALPH LAUREN, DIESEL, HUGO BOSS, ARMANI, AGNES B). C’est terrible comme de voir tous ces beaux trucs bien rangés vous donne envie d’acheter. Pour ça, c’est gagné, l’envie est là et bien là. Un café chez BERT’S au soleil sous le nez de deux tourtereaux tendance Prison Break entièrement remasterisés DOLCE&GABBANA, lunettés TOM FORD et bijoutés TENO et je ressors bien décidée à y envoyer tous les hommes mal chaussés que je croiserai. Sur le même trottoir, ouverture du BHV LA NICHE, magasin rigolo pour les dinguos friqués de l’accessoire canin ou félin branché (CHIPIE, BENSIMON et même INES DE LA FRESSANGE), les yorks du Marais seront bientôt aussi chics que leurs maîtres sublimement ridicules! Je suis épuisée comme un facteur neuilléen rentrant de sa tournée et pourtant je fais un saut à la boutique PHILDAR de Rivoli 1 puisqu’il paraît que le Nouvel Homme tricote désormais (30% d’entre vous auraient déjà essayé ???). Les couleurs sont sublimes, je prends un Knit It (17,5 euros) contenant tout le nécessaire pour faire un dos nu estival, il ne me reste plus qu’à trouver l’Homme qui saura y faire (merci de laisser une photo avec vos propositions). Phénomène de société ou besoin de s’occuper les mains (mais alors tant d’autres choses sont possibles…), ils assument en tout cas leur part de féminité.Conclusion : On ne parlera plus du Bazar de l’Hôtel de Ville mais du Bazar de l’Homme Viril (elle est facile mais mignonne)Sibylle
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Monday, March 12, 2007

TOPSHOP - KATE MOSS

Arrivée fracassante attendue le 18 avril de la collection de KATE MOSS dans les boutiques TOPSHOP à Londres. Si vous n’avez pas le temps de traverser, réjouissez-vous, on espère la trouver également à Paris. Plus d’informations…plus tard!
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