Cocooning chez Body Minute !
Je suis comme vous ! C’est-à-dire que comme 93 % des Françaises, je ne mets quasiment jamais les pieds dans un institut de beauté – pardon on dit un Spa maintenant ! Pas le temps, trop cher, pas l’habitude, presque intimidant quelquefois, je me contente d’un soin maison de temps en temps et d’une vraie épilation pro avant de sortir mes gambettes au premier soleil. Mais les temps changent… La presse féminine nous harcèle et les instituts aussi, qui se mettent à la portée des femmes pressées. Fini le temps où il fallait prendre rendez-vous longtemps à l’avance. Désormais, ce qu’on veut, c’est tout de suite, dès que l’envie nous prend ! Des Body Minute (www.bodyminute.com), il y en a partout en France, alors j’en ai choisi un au hasard et j’ai testé pour vous…
12h30 un vendredi. J’ai choisi exprès la mauvaise heure, celle de l’heure libre du déjeuner dans les bureaux, celle qu’on veut rentabiliser un max pour faire les courses du soir, ou au contraire pour se faire faire rapidos un raccord maillot en vue d’un week-end chaud, celle pendant laquelle les esthéticiennes feraient bien une petite pause sandwich entre deux clientes !
Murs rose saumon légèrement périmé, plinthes bleu vif, six cabines et un UV, l’endroit est soft et l’accueil black et souriant. Je consulte longuement la carte (soins du visage basic, spécifique, regard liftant, collagénant… que choisir ? épilation, massage anti-stress…). Je me décide pour une “french”, ce qui me permet de rester en observation quasi dans la vitrine. Le soin commence, l’esthéticienne est vraiment sympa, d’autant qu’elle me complimente sur mes si jolis ongles (elle pousse un peu, ils sont limés comme des barreaux de prison !). Je me rengorge d’autant plus que je m’aperçois rapidement que les murs des cabines n’arrivant pas jusqu’au sol, tout le monde profite de toutes les conversations. Ainsi dans la première cabine, une dame se plaint que ses bottes – des Chanel tout de même- déteignent en noir sur ses pieds et qu’à ce prix c’est vraiment scandaleux, il faut sans cesse faire des bains de pieds d’eau de javel. Dans la deuxième cabine, une jeune fille dont c’est la première visite, entreprend d’interroger l’esthéticienne sur son temps de travail et ses problèmes de famille, la troisième cabine passe ses vacances dans le Jura – Attention il reste des poils mademoiselle !-… C’est passionnant, je me retiens pour ne pas demander plus de détails. Les clientes entrent et sortent : une jeune fille demande d’un air angoissée si on peut lui faire un massage anti-stress là, tout de suite (c’est courant, me dit ma manucure, tout le monde est stressé à Paris), l’accueil est toujours souriant, l’atmosphère paisible, un petit cocon douillet à l’abri du monde.
Mon soin se termine, on me propose de payer avant la pose du vernis pour ne pas abîmer le résultat, il est parfait et je découvre qu’en s’abonnant à l’année, j’aurai des réducs et les UV gratuits. Alors, tout bon ? En fait oui, rapidité, simplicité et gentillesse sont là, et même si on n”y trouve pas le luxe et la volupté des nouveaux spas, on en sort requinquée, l’esprit libre et sexy d’adopter les tendances glamour de l’été : mini et compensées sur jambes épilées, rayures en liberté sur buste regalbé, reflets poudrés ou mordorés sur vos joues veloutées et corps no limit prêt pour les plages de l’été !
Sibylle.
Pas facile de trouver le temps de faire les boutiques au moment des soldes quand on est un homme surbooké, petit-déjeuner et dîner compris, et qu’on a pourtant envie de s’habiller plutôt Clooney sexy chic qu’employé des postes abonné cheveux gras et acrylique ! Et pourtant attention, Rolling Stone Attitude de rigueur !
Des chemises à profusion dans toutes une série de marques telles Alain Figaret (-20%), Arthur&Fox, Nodus (jusqu’à -40%), Phist, plus chic chez Paul Smith (-30%, haro sur la chemise rayée culte) ou plus sport chez Lacoste (-30%, surtout on se contente des classiques, on évite les couleurs pastels sauf si on fait partie des gens qui se déguisent pour aller au golf !), moins chères chez Bruce Field ou Celio.