Des soldes pour ma cuisine !
Les premiers jours ont servi à habiller toute la famille, c’est donc à la maison qu’il faut penser maintenant, et nous, la pièce qu’on préfère, c’est la cuisine. Donc en avant pour l’équiper à moindre frais d’un peu de neuf !
LA CHAISE LONGUE est un magasin éminemment sympathique : c’est visiblement un avis partagé puisqu’à l’instant où j’entre une dame s’exclame d’une voix perçante « c’est génial, c’est génial ! ». Les soldes sont bien indiquées, et, merveille, l’énorme grille-pain noir que je convoite est à -30 %. Bon début. Je passe en revue les tabourets de bar, si beaux (malheureusement je n’ai pas de bar), les babioles pour les enfants, les jouets pour les animaux (malheureusement j’en ai un), la si mignonne vaisselle de bébé (je n’en ai pas non plus), les albums photos tout rebrodés et je craque pour une adorable cocotte en fonte justement en forme de poulette bleue à 25 euros au lieu de 75 € ! La caissière plutôt décontract m’indique la recette de la terrine au four et je repars ravie, mes 5 kg de fonte sous le bras.
Je m’engouffre chez KITCHEN BAZAAR, atmosphère blanc-noir nickel, les soldes sont à l’entrée, le patron crie les prix à afficher à son vendeur ; je ne les intéresse pas le moins du monde et pourtant il n’y a que moi. Pas mal de produits à 50 %, j’aime quand même beaucoup leurs ustensiles toujours design. Je prends quelques grandes cuillères superbement profilées et hésite devant les fourchettes à la forme et à l’utilisation mystérieuses. Un saladier à trous-trous en inox en plus et un vaporisateur à huile (vous savez qu’il faut désormais à tout prix en avoir un, c’est comme pour les moulins à poivre électrique…) et me voilà chargée comme une mule mais le diplôme de cuisinière quasi en poche.
PYLÔNES me tend les bras, mais bizarrement c’est une enseigne qui ne me séduit pas, trop de couleurs criardes, de trucs inutiles, et surtout… aucune soldes ! « Jamais chez nous » me dit la vendeuse en m’inspectant. Ca tombe bien, j’en veux pas et en plus devinez ce qu’ils ont mis dans la vitrine, au premier plan : des balances ! Une semaine après le réveillon faut quand même pas pousser !
Petite parenthèse chez SALAMANDER, une paire de bottines m’attire l’œil (77 euros en soldes, pourquoi pas). J’entre, du monde, des godasses partout mais pas le moindre siège pour essayer. La caissière compte ses tickets de carte bleues d’un air revêche et renvoie sur les roses une dame qui demande un prix en lui disant « qu’elle n’a qu’à lire sur la boite c’est pourtant pas compliqué », je ressors. Définitivement.
Un petit tour au TORCHON A CARREAUX pour ses plats en faïence vernissée, ses plateaux et son accueil toujours aussi sympa, chez FRUITS & PASSION pour ses aromates d’ambiances (50 % sur tout le magasin, j’en prend pour la cuisine mais aussi pour la literie, la bruine Somnea est sublime !), chez GENEVIEVE LETHU, chez BODUM pour les jolies théières transparentes, chez KITCHEN FACTORY et demain avec un peu de courage, peut-être même (mais là, c’est pas sûr) chez IKEA !
A découvrir cette semaine : AESOP , « la » marque de soins australienne ouvre rue Bonaparte, une première européenne…
Sibylle.
La dinde à peine digérée, les bouteilles vidées, les escarpins ôtés, la maison rangée, la famille (enfin) partie, on pensait pouvoir s’octroyer une petite pause, histoire de lire un ou deux des bons romans judicieusement offerts à Noël tout en grignotant un reste de marrons glacés lorsqu’on s’aperçoit avec effroi que… dans deux jours, c’est les soldes ! Et attention pas les soldes d’été ou finalement on ne s’achète pas grand-chose, le temps de porter du léger est si court, mais celles d’hiver, celles pendant lesquelles il faut accumuler tout ce qu’on n’a pas réussi à s’offrir avant Noël et qu’on portera tout de même jusqu’en été pour rester au top de la tendance !
- Des collants, une jupe et des chaussures plates qui s’enlèvent à toute vitesse,
- une paire de compensées vertigineuses et une de babies sixty : Sartore, Les Prairies de Paris, Iceberg, Jimmy Choo, Paul Smith, DKNY…
J-15 ! La course aux cadeaux continue, la frénésie s’installe… et surtout la mienne parce que ce coup-ci, c’est de mes cadeaux à moi dont il faut que je vous parle ! Un mois qu’on pense à ceux des enfants, plusieurs jours à ceux de nos hommes, et les nôtres alors ?
Ceux des femmes, des amoureuses, des épouses, des mères, des sœurs, des copines, ceux qui attendent la plupart du temps la dernière minute pour être achetés, sans beaucoup d’idées, sans beaucoup de temps, sans assez d’attention peut-être…
Mais on attend aussi des trucs plus romantiques, plus amusants, plus bizarres, plus imprévus :
Ah, les bijoux, la jouissance, le rêve à portée d’yeux. Commençons par les plus beaux, les plus chers, ceux qu’on n’aura jamais, mais dont on aura toujours envie : j’entre chez Dior, c’est Noël et pourtant je suis toute seule (pas un prince en vue !). Qu’à cela ne tienne, je reluque les vitrines avec gourmandise et me décide pour une sublime améthyste (très tendance, avec la topaze et le quartz) grosse comme un œuf de caille. « 10 000 € » m’annonce la vendeuse avec gaîté, mon sourire s’accentue, trop voyant lui dis-je, voyons plus discret et me voilà finalement face à une microscopique chaînette « Soumission » au prix misérable de 389 €. La vendeuse me l’emballe en soupirant, m’offre le catalogue des « Diorette » « au cas où » et je me jette sur les vitrines voisines pour aviver mes regrets. C’est atroce tout ce à quoi il faut renoncer :
Magasin ou VPC, promis pour Noël. Folli Follie a aussi de belles bagues (50 €), ainsi que Biche de Berre et Satellite qui propose uniquement des bijoux en pierres naturelles (BO en agathe noire à 51 €). Un petit tour également chez Pilgrim, Agatha, Gas ou Clio Blue (amazonite et bague en onyx noir ravissante à 104 €) ou chez Baccarat pour son classique cœur en cristal à 210 €. Difficile d’éviter Swarowski, omniprésent mais dont l’accueil et le service après vente ne sont pas à la hauteur des merveilles vendues…
Bibliothèque Rose…oui, y a 25 ans…j’en pleurerais !
puisque chez CARREFOUR, c’était la rupture de stock ! Pas le moindre petit animal à l’horizon, ni de réassort prévu, un vrai scandale ! et dans les cours d’école, le PETSHOP bat son plein, on en veut encore et encore, c’est vrai que c’est plutôt mignon et le choix est tentant. Je rajoute dans mon panier
CARREFOUR, LA GRANDE RECRE, c’est pareil !) c’est super cher mais d’après le vendeur et les 3 traits rouges qui le soulignent sur ma liste, c’est trop super !
rien dessous !) essayent avec fureur des pantalons Joseph, une bande de copines se débat dans un stock Vanessa Bruno, les vieilles dames s’enroulent avec fièvre dans les fourrures Salomon et piochent dans l’argenterie, deux messieurs entassent des bouteilles d’Absolut au fond d’une cartouchière La Chasse (!).
J’obtiens à l’arraché un pull Ralph Lauren… On peut tenter de récupérer aussi du Magimix, du Lempicka, du Zadig et Voltaire, Old England, Blanc d’Ivoire, Cèdre Rouge, Café Coton, Hediard, Dolce & Gabbana, Irié, Marni, Poivre Blanc, Moncler, Baby Dior, Corolle, Mattel, Diesel ou Lancel ou même du Ipod ou de vraies
bagues Boucheron à moitié prix, il suffit d’avoir du temps… et rien d’autre à faire.
aluminium brossé proposant une sélection, à se pâmer, de souliers et bottines de chez Santoni et Paulo Brandao.
Un petit retour en arrière tout de même, au 2 de la rue des Rosiers chez LOLLIPOPS. Un peu déçu par le corner des Galeries la curiosité me pousse à entrer dans la boutique. La vendeuse se lève d’un seul coup et se met presque au garde à vous, bizarrement ça me rappelle mes années de pensionnat lorsque l’angoisse nous cisaillait le ventre à l’arrivée de certains profs.
Evidemment, en shoppeuse avertie, me voici dès l’aube ou presque en train d’arpenter le nouvel ADIDAS PERFORMANCE STORE qui ouvre ce matin sur les Champs. Surface gigantesque, le plus grand d’Europe, décor aux trois bandes omniprésent, méga vitrines intérieures plutôt foot, on s’y presse déjà comme à la Foire du Trône. Show gangsta hip hop, décibels à fond, écrans vidéo à disposition, c’est vrai que c’est quand même impressionnant !
Un peu plus loin, rue de Clignancourt, j’hésite devant la façade du magasin de stock ETAM : peinture écaillée, stores déchirés, trottoir nauséabond, on est loin du magasin phare de Rivoli. L’offre est pauvre, la boutique bien triste, je passe mon chemin et me
dirige vers JENNYFER, temple de la mode pré-ado.
Je chausse mes Manolo, empoigne mon plus beau sac et me voilà partie rue St Honoré. Evidemment première étape obligatoire : COLETTE. Je me fraye un passage entre trois japonaises apparentées manga et deux italiennes nettement plus Prada et me voici à l’intérieur. C’est ma petite cure mode de la semaine, celle qui permet toutes celles beaucoup moins modes qui vont suivre, hélas boulot…
Dehors et délestée de 160 euros tout de même (et encore je me suis retenue pour ne pas prendre un Prada sublime à 900 €, n’importe qui d’autre aurait craqué…), je fais trois pas et me retrouve avec plaisir devant PATAUGAS qui vient de s’installer au 211. Façade repeinte, tables de présentation en bois blanchi, sol d’un curieux vert, la boutique est lumineuse. J’ai une certaine tendresse pour cette marque, allez savoir pourquoi… Sans doute le souvenir d’un séjour heureux durant lequel j’avais cédé devant une paire en toile écrue que je n’ai d’ailleurs jamais réussi à user (ni à jeter).
Sur le chemin du retour, des murs et des stores bleu turquoise, une vitrine appétissante, malgré un bon déjeuner, l’eau me vient à la bouche ! Qui n’a jamais rêvé de travailler, au moins quelques heures, dans un magasin de chocolats ! J’entre chez JEFF DE BRUGES et me penche avec gourmandise sur la présentation d’un « Automne gourmand » : feuilles, grappes, amandes, mini rochers ou mendiants, six essences chocolatées plutôt tentantes. 21 euros la boite de 280 gr avec trois spécialités, j’hésite… Les plaques de chocolat de la collection « Origines » sont tentantes elles aussi, bien emballées dans leur papier argenté aux chiffres de 75, 64 ou 43 (% de cacao j’imagine). C’est trop beau, on dirait du Hugo !
Vendredi 11h, la nuit a été longue, j’ai une tête de dégringolée, il faut faire quelque chose rapidement sinon je donne pas cher de la réussite de mon week-end… Direction la rue Saint Denis chez Thierry Lothmann. Un peu tôt pour le quartier qui n’a pas encore eu le temps de se réchauffer.
C’est l’heure de déjeuner, je me sens tout à fait de tenter la mini dégustation offerte par Comtesse du Barry à ses fidèles clients ! Rue Poncelet, le magasin est accueillant, huit couverts joliment dressés attendent les gourmands.
Retour par l’avenue Niel, j’ai absolument besoin d’un de ces nouveaux fouets de cuisine en plastique multicolore si jolis ! Geneviève Lethu est là, mais quoi ? Il est 14h30 et toute la livraison est encore sur le trottoir obstruant l’entrée ! Qu’importe, la vitrine regorge de nouveautés, toute la collection Kirimbala est arrivée. J’entre vite, toute prête à risquer le découvert pour rester une sublime ménagère. J’inspecte les rayons, éblouie par tous ces ustensiles dont je ne saurai que faire, les cocottes Le Creuset sont trop mignonnes – et que vois-je ? Une mini cocotte offerte pour 120 euros d’achats - il me faut ce fouet et je trouverai sûrement ensuite une ou deux choses pour compléter. Malheureusement les deux vendeuses sont occupées…à parler de leurs vacances si difficiles à organiser ! Tellement occupées que même dire bonjour elles l’ont oublié ! J’attends un instant puis demande quelques explications qu’on me donne volontiers. Au final pas de fouet et, dommage pas de cocotte non plus, puisque je me suis laissée tenter par six assiettes à dessert africaines pour seulement… 29 € ! Banco !